A la fin, arrive la récolte – Autoculture

 

La récolte est un art dont il faut apprendre les rudiments dès le début car c’est uniquement l’expérience de la récolte et de la dégustation de différentes variétés qui permet de développer une habilité instinctive d’évaluer la maturité d’une plante ou de la justesse du séchage et da la maturation d’une tête. D’autre part, il est très difficile quand on cultive une variété pour la première fois d’en tirer le maximum de qualités car ici aussi, l’expérience est un facteur clé. C’est grâce aux expériences successives qu’on se familiarise avec les besoins d’une plante, son point de maturation et les changements de goûts qui succèdent durant le séchage et la maturation.
Derniers engrais
Quand la plante montre les indices de sa maturation, il faut commencer à adapter le cycle alimentaire de manière à avoir le temps d’éliminer les possibles excès de nutriments car cela influence fortement le goût. Plus il y aura eu d’excès avec les engrais, plus cette étape sera nécessaire.
Une manière d’aider les plantes à digérer les excès est un bon lavage des racines.  faut arroser les pots avec générosité jusqu’à ce que l’eau qui ressort des pots par les trous de drainage soit limpide. Les enzymes peuvent aider à rompre les restes de sels et les accumulations présentes dans le substrat. Durant les deux dernières semaines, arrosez uniquement avec de l’eau, c’est le meilleur régime pour que la plante atteignent le moment de la récolte.
autoculture01 existe différents compléments pour cette étape ultime de la culture, comme le Vitrasol de Bionova, le Flavor d’Atami et le Sweet Leaf d’Advanced. Ces fertilisants à base de mélasse contiennent un ingrédient principal destiné à adoucir le produit final et à fournir un apport en potassium.
Moment de la récolte
ne faut absolument jamais choisir le jour de la récolte en fonction du temps estimé par la banque de semences ni le décompte des jours sur le calendrier. Les plantes sont des êtres vivants et comme tels, très variables, même si les dates conseillées par les banques de semences le sont avec de bonnes intentions.
Le système traditionnel pour déterminer le moment où la plante est prête pour la récolte, c’est quand les têtes blanches commencent à se faner et qu’il y a une grande quantité de poils de blancs qui virent au marron. Même si ce système fonctionne généralement bien, il comporte une part de hasard car avec certaines génétiques et à certaines occasions, les résultats sont moins efficaces. L’observation des trichomes est assez laborieuse et nécessite une loupe mais est également très exacte. Les plantes sont cultivées pour les cannabinoïdes contenus dans la résine et étudier cette résine et sa maturation est un moyen sûr de réussir.
En observant la résine avec une lentille grossissante, on peut parfaitement distinguer les trichomes, de petits globules situés au bout d’un bâton. Au début, ils sont totalement transparents et plus tard, ils deviennent laiteux. Quand ils sont trop mûrs, ils prennent une couleur ambre.  faut apprendre à les étudier et à identifier leurs étapes de développement et de maturation. Quand la tête du trichome commence à devenir trouble, c’est le pic de la production de THC. C’est pourquoi ce moment est considéré comme le point de maturation optimal mais si on préfère un effet plus sédatif, on peut attendre un peu plus longtemps pour que le THC se convertisse en CBD. Pour ceux qui préfèrent un effet plus cérébral, il est possible d’avancer un peu la récolte. Vous y perdrez en production mais les plantes contiendront un taux élevé de THC et des taux faibles de CBD. Quand les plantes sont destinées à l’extraction de la résine, il vaut la peine de les laisser mûrir aussi longtemps que possible car elles donneront beaucoup plus.
la récolte en intérieur hanfsamen kaufen
L’intérieur donne l’avantage de rendre possible le choix du moment de la récolte et le contrôle des paramètres de la culture à volonté. De cette manière, les derniers jours avant la récolte, on peut réduire l’arrosage et l’apport d’humidité. On peut également augmenter la dernière nuit à 72 heures pour la laisser dans le noir pendant trois jours, ce qui favorise la sécrétion de résine.
L’autre avantage de la récolte en intérieur est que son résultat est planifiable car les plantes ont tendance à se comporter de manière similaire quand les conditions à l’intérieur sont similaires, tandis qu’à l’extérieur, il y a de nombreux facteurs qui peuvent avancer ou retarder la récolte.
la récolte en extérieur
L’arrivée des pluies et des tempêtes de l’automne peuvent achever plus d’une plante et pour cette raison, il faut disposer d’une structure prête pour les couvrir. Ce système de cultiver sous autoculture02le soleil pendant tout l’été puis de les couvrir à la fin, présente de nombreux avantages. Les plantes restent généralement en meilleur santé quand elles poussent découvertes car il est plus difficile aux insectes de s’installer.
Quand les plantes sont en floraison avancée et que les pluies commencent à tomber, c’est le moment des les couvrir pour que l’eau ne lave pas la résine des têtes. Cela les protège également contre les risques de moisissures.  faut que la structure soit préparée et prête pour déployer la couverture avant que n’arrive la tempête.  faut toujours mettre la couverture avant la pluie. Si on la place quand le sol est mouillé, le sol dont va s’évaporer l’eau va provoquer de la condensation sur la couverture et elle va retomber sur les plantes sous forme de
gouttes. Les grandes plantes d’extérieur peuvent se récolter partiellement, pas besoin de les couper d’un coup. On peut commencer par les fleurs les plus mûres de manière à laisser plus de temps aux fleurs plus basses moins mûres.
Suppression des feuilles
On connaît le conseil de ne pas supprimer les feuilles car si on coupe le feuillage de la plante, même s’il leur reste des panneaux solaires pour capter l’énergie, les grappes florales seront plus petites et se développeront moins bien.
Dans tous les cas, en extérieur, quand la floraison commence, on peut commencer à supprimer quelques grandes feuilles pour stimuler la plante à finaliser avant cette période. On peut commencer à couper les premières feuilles en septembre sous les climats tempérés tant qu’il reste quelques semaines avant la récolte. Quand c’est une question de jour, ce traitement peut être amplifié. Ce traitement est supposé induire la plante à développer un dernier effort pour produire de la résine. Ce système poussé jusqu’au bout conduit à la manucure de la plante tout entière. Cette pratique facilite le travail car les feuilles turgescentes sont plus faciles à couper.
Manucure
La manucure des têtes est la technique par laquelle on élimine les feuilles et petites feuilles en trop et découvre les grappes florales.  faut garder le feuillage éliminé. Les grandes feuilles peuvent être gardées pour la cuisine alors que celles couvertes de résine peuvent servir à faire du hasch.
autoculture06faut disposer de ciseaux appropriés, affilés, commodes à tenir en main et qui ne pèsent pas trop lourd. Ceux disposant d’un ressort à l’intérieur sont très utiles car ils réduisent l’effort plus que les autres.  faut également avoir sous la main de l’alcool et un chiffon pour nettoyer les ciseaux régulièrement car ils vont s’enduire de résine ce qui les rend plus durs à utiliser.
On commence par couper les grandes feuilles les moins intéressantes. Quand la grappe florale est préparée, on coupe prudemment les petites feuilles qui entourent les têtes pour éliminer la partie sans résine. L’intensité majeure ou mineure de la manucure dépend de chaque cultivateur. Certains sybarites préfèrent un travail parfait et coupent chaque petite feuilles par la base qui les uni au tronc et font une manucure de précision qui laisse la tête complètement dénudée. On peut également opter pour une manucure douce qui laisse plus de matériel fumable sur les têtes et qui donnera une récolte plus rentable. En outre, les petites feuilles protègent les trichomes des têtes et s’ils sont exposés, ils peuvent s’estropier plus facilement.
Sous les climats humides où aura lieu le séchage, il est conseillé de manucurer le plus possible car cela permettra d’identifier la présence de moisissure et d’autres problèmes qui auraient pu attaquer les plantes. Le dépeçage et l’élimination d’un maximum de branches permet également d’accélérer le processus. Par contre, sous les climats secs et ensoleillés, il est conseillé de manucurer en douceur et de laisser un maximum de branches possible ce qui permet un séchage plus lent.
La manucure est un travail qui peut faire fantasmer les premières fois mais aussi produire de la lassitude, surtout dans les grandes cultures d’extérieur. Rien de tel que d’inviter ses amis qui pourront ensuite être ramenés à la maison pour goutter la récolte. Un peu de collaboration est le paiement minimum pour déguster les fruits du travail. Se réunir avec des amis autour d’une table de travail en devisant sur le divin et l’humain est une belle cérémonie et en bonne compagnie, les heures de travail passent plus vite. A la fin, les fêtes de la moisson sont de coutume en agriculture partout sur la planète.
Eplucheurs automatiques
autoculture03Une autre manière est de remplacer la main d’oeuvre par une machine car on peut trouver sur le marché des éplucheurs automatiques toujours meilleurs. Les modèles classiques sont munis de ciseaux électriques qui automatisent le travail sans perdre les avantages des ciseaux à main. La majorité des ciseaux électriques utilisés en continu doivent être nettoyés avant les grandes feuilles car les ciseaux électriques peuvent également être utilisés pour ce premier épluchage.
Les dispositifs à base d’un tube muni d’un côté d’un couteau giratoire et de l’autre d’une connexion à un aspirateur, sont également réputés. L’aspirateur aspire les feuilles des plantes dans la lame qui les élimine. Si on utilise ces machines pendant deux heures, elles se couvrent de résine.  faut les nettoyer en enlevant le couvercle avec un liquide nettoyant, enlever le couvercle de téflon de la lame et la démonter.  faut les nettoyer souvent et à fond car sinon, une couche collante difficile à nettoyer va se former.
Un autre système consiste à déposer les têtes sur une table grillagée avec des couteaux qui tournent sur la partie inférieure de manière à ce que les têtes bougent et changent de position et sont manucurées en même temps. Les bons modèles donnent un résultat parfait sans endommager la résine. Les plus mauvais modèles blessent plus les têtes mais si on compte faire du haschich à l’eau avec les restes, ce n’est pas un problème car la résine reste aussi bonne.
le séchage
Quand elles sont manucurées, les grappes florales sont placées dans l’espace où va avoir lieu le séchage. Le THC se dégrade avec la lumière et la chaleur et pour cette raison, il faut que l’endroit soit à l’abri de la lumière et frais mais avec un niveau d’humidité qui permet le séchage, entre 50-60%. S’il y a trop d’humidité, il faut installer un déshumidificateur ou un ventilateur pour créer un courant d’air mais sans exagérer car il ne faut pas qu’il souffle directement sur les plantes. Le séchage doit se faire dans un endroit propre et destiné à cette fonction, pas une pièce de la maison remplie de choses et d’autres et dans laquelle entrent et sortent des gens. Il faut étendre des cartons sur le sol pour le protéger. La manière traditionnelle pour le séchage est de tendre des cordes pour y attacher les branches ou directement les têtes. On trouve aujourd’hui des armoires pliables avec plusieurs étagères fabriquées en maille. Elles permettent d’improviser une armoire de séchage en un instant pour y ranger les têtes qui seront bien aérées. Le seul problème est esthétique.
Un séchage correct est fondamental pour une bonne psychoactivité de la plante. Les séchages fait à la va-vite vont non seulement détruire le goût mais également affecter la puissance.  autoculture04serait dommage d’endommager la plante parce qu’on ne peut pas patienter deux semaines après un long travail
Les séchages à la va-vite laisse de la chlorophylle dans la plante et il est après très difficile de faire disparaître ce goût de verdure, même avec beaucoup de soins. Au contraire, un séchage lent permet à la chlorophylle de se dégrader et la plante garde un goût beaucoup plus fin.
L’idéal est de laisser les têtes prendre au moins deux semaines pour sécher mais il ne faut pas non plus exagérer surtout au début quand elles contiennent le maximum d’humidité car elles pourraient pourrir. De nombreux cannabiculteurs laissent les têtes mouillées dans une atmosphère inadéquate et quand ils vont les voir, une infection a déjà ruiné la récolte. C’est impardonnable. C’est seulement quand les tiges crissent quand on les plie qu’elles sont en condition pour les mettre en bocal et les conserver.
Maturation
La maturation est destinée à améliorer le goût, à le rendre plus doux et plus agréable. Pour ce processus, il faut s’y prendre un peu avant le séchage, quand les tiges sont toujours un peu flexibles mais ont déjà perdu une grande quantité d’humidité. Les têtes sont empilées et enfermées dans un récipient bien étanche. Au début, on peut les mettre sur des caisses en carton dans le local de séchage puis, elles peuvent passer dans des caisses en bois du type de celles qui contenaient des bouteilles de vin et pour terminer, dans des pots en cristal. Ces pots sont d’abord laissés ouverts, puis ouverts quotidiennement et ensuite laissés de plus en plus souvent fermés.
De temps à autre, il est nécessaire de les inspecter pour s’assurer que tout va bien et qu’il n’y a pas d’odeurs ni d’indices étranges.  peut arriver que les têtes soient restées trop humides à l’intérieur quand on les a mises à mûrir. Dans ce cas, il faut abandonner la maturation et remettre les têtes à sécher sur des cartons pour un séchage supplémentaire après lequel on pourra reprendre la maturation.
Ce processus prend environ trois mois aux plantes d’extérieur mais pour la marijuana d’intérieur, il ne faut pas autant de temps, une première maturation peut être prête après deux mois.
Conservation
La marijuana doit être conservées dans des récipients placés à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité, éléments qui la dégradent. Les pots en cristal typiques avec fermeture autoculture05hermétique sont idéals même si la majorité d’entre eux sont transparents, c’est pourquoi il faut les conserver dans un endroit sombre pour que la lumière n’y entre pas. Gardez les pots bien remplis réduit la présence d’air, ce qui améliore la conservation.
Un autre système de plus en plus en vogue est la conservation sous vide. Les têtes doivent être bien dépecées et sans branches, de manière à ce qu’elles ne perforent pas le plastique et rompent le vide d’air.  faut utiliser des appareils de qualité car les bons marchés peuvent faire un scellage thermique qui se rompt plus facilement. Quand elle est sous vide, la marijuana garde sa fraîcheur plus longtemps mais inutile de dire qu’il faut qu’elle soit obligatoirement séchée à fond avant de l’emballer car vous ne pourrez plus l’ouvrir après pour vérifier si elle contient de l’humidité.
Dans de bonnes conditions, la conservation de la marijuana peut durer des années même si l’équilibre des cannabinoïdes peut varier au fil du temps. Au début, les effets sont plus cérébraux et deviennent plus sédatifs avec le temps. Le goût peut également changer et toutes les périodes ont leur avantage. Exactement comme pour le vin, on peut avoir de crus jeunes ou d’élevage, le cannabis est influencé par l’âge de la maturation. Même si les herbes améliorées par la maturation sont célèbres parmi les sybarites, celles qui ont eu quatre semaines de séchages ont également une vivacité et une fraîcheur très particulières et agréables. Après tant de travail, il est temps d’en profiter.