La culture hydroponique

 
 
incon­vénients. Tout d’abord, le fait que l’eau stagne dans le réservoir augmente les risques de voir se développer des agents pathogènes qui peuvent attaquer les racines. L’absence de circulation de la solution nutritive contribue également à son appauvrissement en oxygène, ce que déteste tout particulièrement le cannabis. En bref, ce genre de système est tout à fait convenable pour faire des essais en hydroponie passive, mais quitte à cultiver des plantes dans un système moyenne­ment productif autant le faire en terre.

Les systèmes actifs

Les systèmes actifs, qui utilisent des sys­tèmes d’irrigation divers pour délivrer la solution nutritive aux racines des plantes consiste, en général en un pot rempli de substrat (billes d’argile, laine de roche ou fibre de coco) que l’on arrose automati­quement, en continu ou par cycles courts répétés, de solution nutritive.

La culture hydroponique 03Il existe différents systèmes actifs que l’on peut classer en deux grandes catégo­ries : les systèmes en circuit ouvert, dans lesquels la solution nutritive ne circule qu’une seule fois à travers le substrat, puis et les systèmes en circuit fermé, où la solu­tion nutritive circule dans le substrat et les racines, puis retourne dans le réservoir pour être réutilisée continuellement.

Les systèmes hydroponiques à circuit ouvert.

Ce sont les systèmes le plus commu­nément utilisés chez les professionnels car c’est une technique qui est rentable financièrement plus rapidement que les autres. La laine de roche et la fibre de coco sont les substrats de choix pour ce genre de systèmes. Comme ils ont tendance tous deux à retenir les sels minéraux, il faut les arroser en excès pour les rincer et arroser à l’eau claire tous les dix jours environ. Par contre, ce type de système reste assez coûteux en engrais et très polluant car les engrais utilisés une seule fois sont ensuite jetés.

La nature hydrophile de ces substrats nécessite un arrosage par cycles, ce qui peut se révéler un véritable casse-tête pour les jardiniers débutants. En effet, la durée et le nombre d’arrosages quoti­diens dépendent de nombreux facteurs : la granulométrie du substrat, la taille des plantes, la température, l’hygrométrie ou encore le CO2. On utilise une pompe, un minuteur et des distributeurs « capillaires » pour arroser chaque plante à sa base durant une durée prédéterminée. Les plantes se développent dans des « pains » de substrat ou en pot comme de la terre.

La culture hydroponique 04Pour éviter les différences de débit entre chaque capillaire, il faut légèrement incliner le système d’irrigation. En effet, lorsque l’eau est envoyée dans les « capil­laires », elle a toujours tendance à sortir en grosses quantités par les premiers et beaucoup plus faiblement par les der­niers. Pour éviter ces disparités, on incline donc le tuyau principal de manière à aug­menter la pression en fin de circuit. Ces réglages se font en tâtonnant et peuvent être assez longs à mettre en place.

Une autre technique plus idéale consiste à placer à la base de chaque capillaire un réducteur de pression qui n’envoie qu’une quantité définie de solution nutritive à chaque plante en quantité égale, aussi bien dans les premiers capillaires que dans les derniers. Pour utiliser ces petits réducteurs de pression, il faut une pompe haute pression pour injecter l’eau dans le circuit. Quand l’eau arrive au niveau des réducteurs, ces derniers attendent que la pression soit élevée et identique dans chacun des capillaires avant de com­mencer à libérer la solution de manière homogène (en général 2 litres / heure). Cependant, attention : ce genre de sys­tème n’est pas vraiment adapté pour le jardinier débutant.

Les systèmes hydroponiques à circuits fermés.

Ce genre de systèmes se décline dans de nombreuses versions, mais le

 
 

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