L’air – un facteur clé – Montec son propre Jardin Indoor

 

Se lancer dans une culture intérieure peut sembler une odyssée hasardeuse pour le néophyte. Il faut acheter de nombreux produits, cela signifir beaucoup de travail, des désastres inévitables et une overdose de conseils. Mais la pratique permet de découvrir que ce processus est beaucoup plus facile qu’il n’en à l’air.

En étant attentif, logique et constant, il est possible de se fournir soi-même en herbe sans se soucier du marché noir. Il est important d’apprendre de ses erreurs, d’analyser ses fautes avec réalisme et de trouver des solutions pour les cultures suivantes, sans chercher à se trouver des excuses ou des justifications.

Avant tout, il faut choisir un local où pourra se dérouler cette activité. Même si l’imagination populaire verra de suite une armoire d’un mètre carré contenant un système de culture automatique d’in­térieur, il est préférable d’y consacrer une pièce entière de la maison. Il est plus compliqué de cultiver dans une armoire que dans une chambre car les facteurs comme la température ou l’hu­midité sont plus difficiles à maîtriser dans des espaces exigus où se côtoient des lampes artificielles et des plantes vivaces. Si on ne dispose que d’une partie de chambre, on peut utiliser des parois pour la diviser. On trouve dans le commerce divers matériaux comme le Gyproc ou le bois qui permettent de réaliser facilement ce travail lors d’une après-midi de libre.

air - un facteur 01Il faut veiller à pouvoir installer un extracteur et un intracteur car les plan­tes ne nécessitent pas seulement de la lumière mais également de l’air. Une bonne ventilation permet de proportionner le CO2 nécessaire et à maintenir la température et le taux d’humidité adéquats pour un bon développement. L’investissement nécessaire pour le montage d’une serre d’intérieur dépasse les coûts des lampes, car en plus de cel­les-ci, il faudra installer un système de ventilation proportionnel à l’espace et à la puissance des lampes. La norme stan­dard se mesure en fonction des mètres carrés de la pièce en fonction desquels il faut choisir un équipement qui sera capable de renouveler l’air au moins 20 fois par heure. Cette consigne varie en fonction de plusieurs facteurs. Il y a une différence entre 2 lampes de 400 watts bas de gamme et une lampe de 600 watts professionnelle. On ne peut pas non plus comparer les étés de Granada avec les hivers de Salamanque.

L’extracteur est à installer dans la partie supérieure de la culture pour extraire l’air humide et vicié qui a tendance à monter. Il convient de le munir d’un filtre pour éviter la diffusion d’odeurs indésirées. L’intracteur est un extracteur positionné à l’envers qui va renouve­ler l’air ambiant du local. Il lui faut également un filtre pour éviter de faire entrer des parasites de l’extérieur. En théorie, il faut le disposer dans la partie inférieure à l’opposé de l’extracteur de façon à créer un courant d’air. Pour gagner de l’argent, certains ont recours à l’intraction passive, un trou couvert d’une grille par lequel l’air peut entrer pour combler le vide créé par l’extrac­teur. Un morceau de tissu peut rempla­cer le filtre. Mais si on n’est pas à cours de liquidité, il vaut mieux installer un vrai intracteur avec un filtre adéquat.

Les ventilateurs doivent être assez puis­sants et bien disposés dans la culture pour bien mélanger l’air froid et l’air chaud. De cette façon la position de l’intracteur par rapport à l’extracteur n’est pas aussi cruciale.

On trouve tous les types d’extracteur dans le commerce. Le choix des modè­les qui se base sur maximum de puis­sance et le minimum de bruit poussent de nombreux cannabiculteurs à opter pour les modèles tubulaires ou pour ceux montés dans une cage métallique, plus puissants et plus silencieux. Il est parfois nécessaire d’utiliser un tuyau en aluminium pour faire arriver l’extracteur à l’entrée ou à la sortie d’air. Veillez à ce qu’il soit droit et court car les tuyaux irréguliers ou trop grands réduisent la puissance de l’appareil. Si on ne veut pas qu’il vibre et produise beaucoup de bruit, il faut choisir un tube couvert d’isolant. Pour connecter un extracteur à un filtre ou à tube de sortie, il faut en général utiliser des brides et des adap­tateurs afin d’assurer une bonne étan­chéité du système.